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LIVRE FORMAT A4 (21×29,7cm) 72PAGES VERSION PAPIER / ART BOOK IN A4 (21×29,7cm) 72 PAGES PAPER VERSION [https://publish.monbeaulivre.fr/shop/index.php/catalog/product/view/id/455353/s/artleaks-ou-le-peuple-sans-frontieres-208846-publish-monbeaulivre-fr/]


PREFACE DE L'OEUVRE

J’ai depuis peu découvert les questions de l’Internet, des réseaux et de la gravitation de l’Art contemporain dans les pratiques les plus diverses de cette sous branche que l’on appelle le Net Art. A travers le discours et la démarche artistique de Ludovic Coutinho, artiste acide à la fois romantique et implicite, et ami depuis peu, s’est posé à moi une question pour le moins existentielle : L’humanité peut-elle se dépenser, s’épuiser, et se désintégrer de manière numérique?

Lorsqu’elle m’est apparue, cette question m’a semblé extraordinaire, dans le sens où jamais je ne me serais posé ce genre de problèmes. La numérisation de l’énergie humaine est une des principales questions intrinsèques de l’Internet il me semble, et bien que par delà le bien et le mal de l’outil l’acte de notre numérisation est essentielle. Bien entendu ce problème peut être vu en son alternative positive, à savoir la capacité de maximisation et d’emporwerment de l’humanité à travers le fait d’être en réseau. Mais que dois faire un artiste à l’ère du tout numérique? Comment renoncer, par des actes de résistance tel que le représente cette oeuvre, à une force décuplée de l’environnement, à la dépense langagière, à l’épuisement interne, et à la désintégration des consensus artistiques? Cet œuvre qui n’en est pas une, que l’artiste éclate en un traité d’escroquerie moderne, esthétiquement non représentable en tant qu’œuvre d’Art et se voulant en lien constant avec les affects muséaux, est donc par conséquent une volonté de réponse à cette question que je me suis posé il y a tout juste quelques mois.

L’ouvrage ici présent, production artistique souhaitée équivoque pour son public mais non équivoque pour son lecteur, porte en elle un condensé des pressions subies par toute personne implémentant du contenu sur Internet. En implémentant le réseau, l’homme artiste se vide peu à peu de lui même, alors se pose à nous le conflit ou du moins l’engagement de retrouver une part de nous-même dans ce réseau. Vous prendrez ces pages, comme l’artiste le dit humblement, comme elles viendront mais ne vous détacherez probablement jamais du sens pour lequel Ludovic Coutinho s’est débattu et se débat encore avec ses contenus libérés sur la toile. S’il devait être fait un résumé de cette œuvre pour une présentation à un gala ou à une institution muséale, ou à toute institution diverse ayant eu le courage et la perspicacité d’esprit de la soutenir, je dirais que :

C’est une œuvre qui évoque l’histoire jeune d’un peuple, qui bien que fouillé, extorqué et violé au plus profond de lui, tente de rassembler l’humanité dans sa future globalité.

Vincent Warhol, Hong Kong, le 27 Août 2019

I have recently discovered the issues of the Internet, networks and the gravitation of contemporary art in the most diverse practices of this sub-sector called Net Art. Through the discourse and artistic approach of Ludovic Coutinho, an acidic artist, both romantic and implicit, and a recent friend, I was asked an existential question: Can humanity expend itself, exhaust itself, and disintegrate in a digital way?

When it first appeared to me, this question seemed extraordinary to me, in the sense that I would never have had this kind of problem. The digitization of human energy is one of the main intrinsic issues of the Internet it seems to me, and although beyond the good and evil of the tool the act of our digitization is essential. Of course this problem can be seen in its positive alternative, namely humanity's capacity to maximize and encroach upon through networking. But what should an artist do in the digital age? How can we renounce, through acts of resistance such as this work represents, a tenfold force of the environment, language expenditure, internal exhaustion, and the disintegration of artistic consensus? This work, which is not a work, that the artist explodes into a modern scam treaty, aesthetically unrepresentable as a work of art and intended to be in constant connection with museum affects, is therefore a desire to answer the question I asked myself just a few months ago.

The book here, an artistic production desired equivocal for its audience but unambiguous for its reader, contains a summary of the pressures faced by anyone implementing content on the Internet. By implementing the network, the man artist gradually empties himself of himself, so there is a conflict or at least a commitment to find a part of himself in this network. You will take these pages, as the artist humbly says, as they will come, but you will probably never detach yourself from the meaning for which Ludovic Coutinho struggled and is still struggling with his contents released on the web. If this work were to be summarized for presentation at a gala or museum institution, or to any diverse institution that had the courage and insight to support it, I would say that:

It is a work that evokes the young history of a people, who, although searched, extorted and raped in the depths of their hearts, try to bring humanity together in its future globality.

Vincent Warhol, Hong Kong, August 27, 2019

The book is not yet available in English, contact me at contact@ludoviccoutinho.com